[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$fHFO5l7UyWCwFfFSo5AFtYduV0bQW8J2r_nqXLUuov3g":3,"$ftoCN30R5kDBtQCieO-6bnqvO45KIB5eQzRz91np_nHU":20},{"id":4,"slug":5,"titleFr":6,"titleEn":7,"titleKm":8,"contentFr":9,"contentEn":10,"contentKm":8,"excerptFr":11,"excerptEn":12,"excerptKm":8,"tags":13,"createdAt":18,"updatedAt":19},118,"pourquoi-scaleway-souverainete","Pourquoi je migre mon petit coin du web vers Scaleway","Why I'm moving my little corner of the web to Scaleway",null,"## Le jour où j'ai regardé mes serveurs autrement\n\nPendant des années, j'ai hébergé mon petit coin du web — ce portfolio, mon blog, quelques projets pour ma femme et moi — chez Google Cloud et Vercel. C'était simple, c'était fiable, ça marchait. Je ne me posais pas de question. Le cloud américain, c'était juste *le cloud*.\n\nEt puis 2025-2026 est passé par là.\n\n## Le principe avant le pragmatisme\n\nCe qui m'a fait tiquer, ce n'est pas une facture ni une panne. C'est une prise de conscience : **les services critiques sur lesquels repose mon quotidien numérique appartiennent à des entreprises soumises au droit et aux décisions exécutives d'un seul pays.** Un cloud, un fournisseur d'IA, un hébergeur — tout cela peut, en théorie, se voir imposer du jour au lendemain de couper l'accès à des utilisateurs « non américains », de restreindre un service, de geler un compte. Non pas parce que l'entreprise le veut, mais parce qu'un gouvernement peut le lui demander.\n\nLe climat géopolitique récent a montré que ce n'était plus une hypothèse d'école. La démonstration a été faite, au grand jour, qu'un pouvoir politique pouvait se servir de la dépendance technologique comme d'un levier. Et quand on voit à quel point l'Europe — et la France — dépendent d'infrastructures américaines pour à peu près tout, ça donne le vertige.\n\nAlors oui, mon projet est modeste. Un portfolio, un blog, des souvenirs de couple, deux ou trois jeux. Personne ne va « couper Chetana » pour raison d'État. Mais **c'est justement une question de principe.** Si je ne fais pas le geste sur mon petit périmètre, où j'ai tout pouvoir de décision, où le ferai-je ?\n\n## Cap sur Scaleway\n\nJ'ai donc décidé de rapatrier tout mon perso chez **Scaleway**, un hébergeur **français** (groupe Iliad), avec des datacenters en France. Tout est passé sous un seul domaine, `chetana.fr`, sur des *Serverless Containers* à Paris (`fr-par`).\n\nCe n'est pas un boycott — je continue d'utiliser certaines API (dont des modèles d'IA) qui n'ont pas d'équivalent souverain aujourd'hui, et je l'assume. C'est un **rééquilibrage** : ce qui *peut* être souverain le devient. L'hébergement, le stockage, la base de données, le DNS : tout ça, aujourd'hui, ça se fait très bien en France.\n\n## Et en prime, c'est moins cher\n\nCerise sur le gâteau : le principe est aussi une bonne affaire. Le *scale-to-zero* de Scaleway (mes conteneurs s'éteignent quand personne ne les utilise et ne coûtent alors rien), le stockage objet gratuit sous 75 Go, l'absence de frais par requête… ma facture compute perso fond. Le geste militant et le portefeuille sont, pour une fois, du même côté.\n\n## Ce que ça m'a appris\n\nLa souveraineté numérique, on en parle comme d'un grand sujet géopolitique abstrait. Mais elle commence très concrètement, à l'échelle d'un individu : *où* sont mes données, *qui* peut décider d'y couper l'accès, et *ai-je une alternative*. Se poser la question pour un blog perso, c'est presque un exercice. Mais c'est un exercice qui rend lucide.\n\nDans le prochain article, je raconte le **comment** : la migration technique complète, de GCP/Vercel/Neon vers Scaleway, sans perdre une seule donnée. 👉","## The day I looked at my servers differently\n\nFor years I hosted my little corner of the web — this portfolio, my blog, a few projects for my wife and me — on Google Cloud and Vercel. It was simple, reliable, it just worked. I never questioned it. The American cloud was just *the cloud*.\n\nThen 2025-2026 happened.\n\n## Principle before pragmatism\n\nWhat made me pause wasn't a bill or an outage. It was a realization: **the critical services my digital life depends on belong to companies subject to the laws and executive decisions of a single country.** A cloud, an AI provider, a host — all of them could, in theory, be ordered overnight to cut off \"non-American\" users, restrict a service, freeze an account. Not because the company wants to, but because a government can ask it to.\n\nThe recent geopolitical climate showed this is no longer a classroom hypothesis. It was demonstrated, in broad daylight, that political power can use technological dependence as leverage. And when you see how much Europe — and France — depend on American infrastructure for just about everything, it's dizzying.\n\nSo yes, my project is modest. A portfolio, a blog, some couple's memories, a couple of games. No one is going to \"shut down Chetana\" for reasons of state. But **that's exactly why it's a matter of principle.** If I don't make the gesture on my own small perimeter, where I have full decision-making power, where will I ever make it?\n\n## Heading to Scaleway\n\nSo I decided to bring all my personal stuff home to **Scaleway**, a **French** host (Iliad group), with datacenters in France. Everything moved under a single domain, `chetana.fr`, onto *Serverless Containers* in Paris (`fr-par`).\n\nThis isn't a boycott — I still use some APIs (including AI models) that have no sovereign equivalent today, and I own that. It's a **rebalancing**: whatever *can* be sovereign, becomes sovereign. Hosting, storage, database, DNS — all of that is perfectly doable in France now.\n\n## And as a bonus, it's cheaper\n\nIcing on the cake: the principle is also a good deal. Scaleway's *scale-to-zero* (my containers shut down when no one uses them and cost nothing then), free object storage under 75 GB, no per-request fees… my personal compute bill is melting away. For once, the activist gesture and the wallet are on the same side.\n\n## What it taught me\n\nDigital sovereignty gets talked about as a big, abstract geopolitical topic. But it starts very concretely, at the scale of a single person: *where* is my data, *who* can decide to cut off access, and *do I have an alternative*. Asking the question for a personal blog is almost an exercise. But it's an exercise that makes you lucid.\n\nIn the next article, I'll tell the **how**: the full technical migration from GCP/Vercel/Neon to Scaleway, without losing a single byte. 👉","Souveraineté numérique : pourquoi un portfolio modeste quitte le cloud américain pour un hébergeur français — par principe, et accessoirement pour moins cher.","Digital sovereignty: why a modest portfolio leaves the American cloud for a French host — on principle, and incidentally for less money.",[14,15,16,17],"souveraineté","scaleway","cloud","opinion","2026-04-27T10:00:00","2026-07-06T16:40:29.254402",[]]